Education & sensibilisation

Jean-François Magne

Jean-François Magne a commencé à travailler au Corif (Centre ornithologique Ile de France) en tant qu'animateur nature. Il en est aujourd'hui directeur-adjoint responsable des activités éducatives de l’association.

Photo ©Clélie Grangier

Qui es-tu ? Que fais-tu ?

Issu de l’animation socio-éducative et culturelle et passionné par l’observation de la nature et des oiseaux en particulier, j’ai eu l’opportunité d’intégrer l’équipe professionnelle du Corif - Centre ornithologique Ile de France au siècle dernier (en 1998 !). J’ai été recruté comme animateur nature avec pour mission de structurer et de développer les activités de sensibilisation que les adhérents proposaient déjà. De programmes en animateurs (rien ne serait possible sans leur créativité et leurs qualités humaines et relationnelles), je suis devenu responsable pédagogique, puis directeur-adjoint responsable des activités éducatives de l’association.

 

Pour toi, l'éducation et la sensibilisation à l'environnement et à la nature c'est quoi ?
Qu’est-ce qui t’a amené à te tourner vers ce domaine ?

L’éducation à l’environnement c’est apprendre à ouvrir grand ses yeux et ses oreilles pour prêter attention à ce qui nous entoure, à notre cadre de vie. C’est essentiel : s’ouvrir à son environnement, c’est aussi être en capacité de s’ouvrir à l’autre, au monde et à l’humanité toute entière. Evidemment c’est d’abord « hors les murs » qu’elle doit se pratiquer, dehors, au contact même de notre environnement immédiat et des éléments naturels. C’est là qu’il faut accompagner « nos » publics pour explorer, observer, essayer, expérimenter. En un mot il faut accompagner à « faire », suivant la pédagogie du « learning by doing » du philosophe et pédagogue John Dewey. L’étude de la complexité des interrelations entre le vivant et le non vivant, les relations de l’Homme avec son environnement ou les réflexions sur les fragiles équilibres naturels viendront après, naturellement et simplement.

 

Si tu pouvais faire 3 vœux pour l'éducation à l'environnement ?

 

Ton plus beau souvenir ?

Je suis né et j’ai grandi à Paris. Assez jeune, j’ai eu la chance de participer à une sortie de découverte des oiseaux. Notre guide, attentif à nos réactions et passionné, avait déjà un certain âge. Sans pouvoir me souvenir précisément du lieu, je garde un très agréable souvenir de cette ballade à la recherche des oiseaux chanteurs. C’est bien des années après, en proposant une programmation de sorties familiales sur le parc de Sceaux, que j’ai appris que je prenais la relève de celui qui avait guidé ma première ballade naturaliste. Il s’appelait Jacques Penot. Ce grand Monsieur a été le premier au sortir de la guerre, à proposer aux « parisiens » des ballades pour écouter et observer les oiseaux sur les Bois de Boulogne et de Vincennes. Il guidait aussi des sorties au parc de Sceaux qu’il avait intitulé « Ecoutez voir ». En clin d’œil, j’ai appelé les sorties de ce programme « Ecouter pour voir les oiseaux ».

 

Si tu étais un autre animal ?

Un grand singe

 

Si tu étais un végétal ?

Le houblon

 

Un message à faire passer aux lecteurs.trices ?

Qu’il s’agisse d’éducation ou de conservation, l’important c’est que nos associations restent à l’initiative. Appels à projets ou appels d’offres, malgré des modalités financières et fiscales différentes ne sont que des pis-aller qui ne doivent pas se substituer à nos projets associatifs et à la mise en place d’un vrai travail partenarial.

Par fne-writer
Le mercredi 10 mai 2017
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